Qu'est-ce qu'une commotion cérébrale?

11 mai 2014

Davy Arnaud, capitaine de l’Impact de Montréal, ayant déjà évolué avec l’équipe nationale américaine a manqué 8 semaines de compétition cette saison en raison d’une commotion cérébrale. La blessure s’est produite le 1er mai 2013, à la 48e minute de jeu lors de la victoire de 6-0 de l’Impact contre Toronto FC au Championnat canadien Amway. Lors de d’un coup de pied de coin d’un adversaire, Davy Arnaud a tenté un dégagement de la tête et il a compris immédiatement après le contact que quelque chose n’allait pas. Il avait subi une commotion cérébrale.

Qu’est-ce qu’une commotion cérébrale?

C’est un processus physiopathologique complexe affectant le cerveau. Elle peut survenir suite à un coup direct ou indirect à la tête, au cou, au visage ou suite à un coup porté au corps engendrant une force d’impact amenant une énergie jusqu’à la tête (par exemple, une chute sur les fesses).

Les symptômes se produisant suite à la commotion cérébrale englobent mais ne se limitent pas à : Avoir un mal de tête, être étourdi, présenter une altération de l’état général (se sentir sonné, confus, mêlé, ralenti, bizarre, etc…), subir des problèmes d’équilibre.  Il est aussi possible que l’athlète ait la vue embrouillée, ou perde une partie de son champ visuel. D’autres symptômes, comme des problèmes de mémoire, avoir des convulsions ou perdre conscience, peuvent aussi survenir.

Il est important de se préoccuper rapidement de la commotion cérébrale car elle peut avoir des effets importants sur la qualité de vie et la santé mentale de l’athlète. De plus, les risques d’en subir de subséquentes augmentent suite à la première, sans compter qu’il est connu qu’il existe un effet cumulatif à moyen et long terme.

Que faire lorsqu’ on soupçonne une commotion cérébrale?

Il faut retirer l’athlète immédiatement de l’activité sportive en cours. Une évaluation par du personnel médical est alors de mise afin de gérer le risque de complications médicales graves. Il est important de consulter des professionnels de la santé spécialisés en sport. Par la suite, il est important de s’occuper de la gestion des symptômes persistants et des effets néfastes sur les habitudes de vie (études, travail et les activités sportives).

Quelques recommandations suite à une commotion cérébrale :

1-Voir rapidement un professionnel de la santé spécialisé en sports. Se présenter immédiatement à l’urgence si l’état de l’athlète se détériore (perte de conscience, , vomissements, maux de tête intenses et augmentant avec le temps etc…).

2-Prendre des précautions pour ne pas subir une nouvelle blessure à la tête lors de la convalescence, et ce dans tout type d’activité.

3- Instaurer du repos cognitif (par exemple stopper télévision, les jeux vidéo, les devoirs ou la lecture) et du repos physique.

4- Arrêter toute consommation d’alcool et ne pas prendre de drogues ni de boissons énergétiques ou tout autre type de stimulants.

5-Adopter une bonne hygiène de vie globale.

Les principes et étapes de retour à l’activité physique se divisent en 6 étapes distinctes toutes séparées par au moins 24 heures sans symptômes. L’idéal est de programmer le retour au sport sous la supervision d’un professionnel de la santé spécialisé en blessures sportives. Concernant les athlètes pédiatriques (enfants et adolescents), il est important de prendre une période de récupération sans symptômes plus longue et de faire un retour à l’apprentissage (devoirs, école) avant tout retour au sport.

Voici les 6 étapes de base :

1-Aucune activité / Repos et gestion des symptômes en attente d’un état asymptomatique

2-Exercices aérobiques de faible intensité

3-Exercices aérobiques intense (sans aucun risque d’impact)

4-Progression vers des exercices plus complexes et début progressif d’exercices de résistance SANS risque de contact, impliquant des gestes techniques du sport.

5-Participation à un entraînement en totalité avec risque de contact   

6-Retour au sport          

Franchir chacune de ces étapes, une par jour au maximum, sans qu’il y ait retour de symptômes. La progression se fait si et seulement si aucun symptôme n’est déclenché. Dans le cas où le passage à une étape génère la venue de symptômes, il est alors nécessaire de cesser l’activité et de se  maintenir à l’étape précédente jusqu’à un état sans symptôme et recommencer ensuite la progression.

Bon retour au jeu en bonne santé !       

 

Source: Magazine OJEU, webzine officiel de la Fédération de soccer http://www.myvirtualpaper.com/doc/ojeu/ojeu_mai_2013/2013052101/#0

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